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JAZZ & CLASSIQUE - JS BACH JAZZ - SOMMAIRE JAZZ, MUSIQUE CLASSIQUE, CROSS-OVER JAZZ CLASSIQUE - LE JAZZ - GENIES DU JAZZ - LA MUSIQUE CLASSIQUE A L'HEURE DU JAZZ - BACH ET JAZZ - CROSS OVER JAZZ CLASSIQUE : BACH JAZZ, PLAY BACH, MODERN JAZZ QUARTET, TRIO PLAY BACH, KENNY CLARKE, JAZZ ET MUSIQUE SACREE, CROSS-OVER JAZZ & MUSIQUE SACRÉE.
Le Cross-over jazz-classique est devenu un style de musique à part entière, résultant du croisement du jazz et de la musique classique. En intégrant aux règles de la fugue et du contrepoint, le swing et l’expressivité du jazz, des musiciens sont parvenus à édifier une synthèse d'une étonnante originalité. Au départ, l’idée est venue à des arrangeurs de transcrire Jean-Sébastien BACH en Jazz. Car la musique contrapunctique du Cantor de Leiptzig se prête particulièrement bien à transposition : la ligne de basse, toujours bien présente fait "swinguer" naturellement le morceau. La structure permet aisément une interprétation en 4/4. Puis des compositeurs et des improvisateurs ont intégré dans leur travail les règles d'or de la musique classique à la pulsation naturelle des musiciens jazz. Lisez la documentation complète sur Jazz et musique classique et les pages sur Jean-Sébastien BACH : JS.BACH, sa vie, son uvre : JS BACH à l'orgue, la Musique Sacrée de JS BACH, le choral, L'art de la fugue, etc.. INTRODUCTION À LA MUSIQUE DE JAZZ Couleur incontournable de notre époque, le Jazz est né au début du 20ème siècle aux Etats-Unis, du métissage de chants chorals luthériens, de danses populaires et de la culture rituelle africaine SWING, EXPRESSIVITÉ, IMPROVISATION Le jazz et ses émouvantes "blue notes" est un genre musical caractérisé par le swing, manière particulière de traiter le tempo, et l'expressivité, procédé particulier de traitement du son qui rend la musique interessante, sensuelle, vivante expressive et émouvante. On peut ajouter une troisième carastéristique au jazz, celle-ci moins essentielle : l'Improvisation. Le swing et l'expressivité sont en effet les deux caractéristiques fondamentales du Jazz : le swing est cette pulsation qui anime d'une sorte de félinité le rythme d'un morceau. Le swing ne peut pas se réduire à l'écriture, et n'existe qu'au moment de l'interprétation. L'expressivité est indissociablement liée au feeling. IMPROVISATION DANS LA MUSIQUE CLASSIQUE ET DANS LE JAZZ Jadis, l'improvisation était pratique courante dans la Musique Classique. Bien avant Jean-Sébastien BACH, le dernier des exécutants savait improviser sur une basse continue, préfigurant la grille d'harmonie des musiciens de jazz. A partir du "Romantisme" l'improvisation disparaît de la Musique Classique. À l'aube du 20e siècle, elle revient en force dans le Jazz. Nous avons bien noté, cependant, que l'improvisation n'est pas la principale caractéristique du Jazz : une musique écrite, mais jouée avec expressivité et swinguée est bel et bien du Jazz. Le Jazz possède ses génies, au même titre que la musique classique ou d'ailleurs toute autre expression musicale :
CDs de JAZZ à écouter : Louis ARMSTRONG, séries HOT FIVE et HOT SEVEN avec Johnny DODDS, clarinette. Sidney BECHET à la clarinette : Blue horizon - Contemporain : PERUNA JAZZMEN : Plays the Music of King OLIVER, avec Klaus FORCHHAMMER, clarinette. QAB-BCD-436. LIRE LES PAGES SPÉCIALES TRÈS DOCUMENTÉES CONSACRÉES AU JAZZ [ LA MUSIQUE DE JAZZ ] La musique classique fait partie de notre culture et recèle des trésors de la plus exceptionnelle beauté. La musique classique occidentale répond à des règles bien codifiées qui n'ont cessé de se perfectionner avec le temps. C'est une musique écrite, rigoureuse, donc savamment construite. Cependant, depuis l'avènement du Jazz, la musique classique traditionnelle a bougé : - Des compositeurs comme BARTOK, ANSERMET, STRAVINSKY, GERSHWIN, Eric SATIE (dans Valse-ballet) se sont inspiré du Jazz. - Les grands interprètes classiques contemporains du Jazz, ont évolué avec une vision nouvelle de leur art. Des pianistes tels que Samson FRANÇOIS ou Glenn GOULD par exemple ont apporté une interprétation personnelle, qui tout en conservant une pécision métronomique, "tourne" plus, "swingue" d'avantage, donne une part différente à l'expression. - Réciproquement, des musiciens de Jazz interprètent des œuvres classiques avec une "touche" particulière : Chick COREA, compositeur et interprète de Jazz, par exemple, prend une grande liberté d'expression dans ses "MOZART SESSIONS". Brodant à peine, mais avec un extrême bon gôut autour de l'interprétation textuelle de la partition, il joue le grand MOZART avec une sensibilité et une musicalité peu souvent égalée. LE VÉRITABLE CLASSICISME Le véritable classisisme, c'est l'universalité d'une œuvre. Celle-ci passe par son adaptabilité à l'époque à laquelle elle est jouée. C’est pourquoi l'interprétation ne peut être immuable et statique. Elle se doit d'évoluer au fil du temps, pour que la musique s’intègre pleinement à la modernité du moment. Jouer Jean-Sébastien BACH avec des instruments anciens, en s'attachant à conserver scolairement la forme de son siècle est une idée peut-être intéressante sur le plan historique, mais dépassée sur le plan musical : car l'écoute actuelle n'est plus celle du 18e siècle. Le temps a fait sa moisson de timbres nouveaux, de sensibilités neuves : les instruments, les sons, les rythmes et les mœurs ont changé. Sans vouloir tourner le dos au passé, une interprétation qui restitue une œuvre dans sa version ancestrale n’est pas forcément celle qui lui donne sa plus grande dimension émotionnelle, métaphysique ou esthétique ! Ce qui importe avant tout, dans une exécution ou une transcription, c'est de rester fidèle à l'esprit du compositeur, sans pour autant se sentir enchaîné à la lettre de son instrumentation. D'ailleurs, si Jean-Sébastien BACH avait vécu aujourd'hui, qui peut dire quels timbres il aurait utilisé dans son orchestration ? LIRE LES PAGES SPÉCIALES TRÈS DOCUMENTÉES CONSACRÉES À LA MUSIQUE CLASSIQUE [ MUSIQUE CLASSIQUE ] CDs de MUSIQUE CLASSIQUE à écouter : Glenn GOULD joue BACH - Concerto Italien etc et Bobby Mc FERRIN - Chick COREA : The MOZART SESSIONS. JEAN-SÉBASTIEN BACH PREMIER JAZZMAN ?
L'œuvre de Jean-Sébastien BACH recèle dans toute son écriture, des trésors de modernité et de swing. L'esprit de la danse est y est toujours présent (y compris dans sa musique sacrée : Danse de l'Esprit Saint). Le contrepoint "swingue" spontanément, avec sa ligne de basse bien structurée et toujours évidente... Les diverses lignes mélodiques s'entrelacent, se complètent et se "dynamisent" avec un génie stupéfiant. La musique de Jean-Sébastien BACH rebondit, demeure merveilleusement contemporaine, sans qu'il soit utile de changer un iota à la partition. En rajeunissant les timbres avec des sonorités actuelles, il est aisé d'imaginer le grand compositeur, écrivant sa merveilleuse musique aujourd'hui. *(1) La musique de Jean-Sébastien BACH, adaptée en Jazz, garde ses propriétés esthétiques : la richesse de sa structure se prête admirablement à sa transcription par une interprétation en 4/4. La construction rythmique de nombre des ses œuvres permet d'accentuer les temps "faibles" (2e et 4e). Le ré-agencement de l'architecture avec des rythmes balancés (croches pointées-doubles) ou syncopés (croches accentuées aux caisses), engendre le swing et la pulsation du Jazz, sans trahir l'œuvre du maître. *(2) Si le Jazz a réintroduit une improvisation qui avait disparu avec la musique romantique, chacun se souvient cependant de la place qu'accordait déjà JS BACH à l'improvisation et à l'invention : le grand compositeur ne perdit-il pas d'ailleurs sa place à la cour du Duc d'Arnstadt pour avoir joué des variations "incongrues" à l'orgue ? Presque tous les musiciens de Jazz ont voué une admiration immense à Jean-Sébastien BACH, qu'ils reconnaissent comme l'un des leurs. Dès 1937, Django REINHARDT avait déjà tenté d'improviser sur le premier mouvement du concerto pour 2 violons en ré mineur de J.S. BACH. (Interprétation Swing du 1er mouvement du concerto en ré mineur de J.S. BACH, une des plus intéressantes novations du Jazz européen). LES "BACH JAZZ" C'est ainsi que le travail de Jean-Sébastien BACH a donné naissance aux "BACH JAZZ" et "JAZZ BACH" : "SWITCHED ON BACH" (musique de JS BACH interprétée aux premiers synthétiseurs par Walter CARLOS), "PLAY BACH" de Jacques LOUSSIER, "BLUES ON BACH" du MODERN JAZZ QUARTET, "MODERN JAZZ BACH" de Robert MANDELL, "QUATUOR AVEC ORGUE", "CROSS-OVER JAZZ & MUSIQUE SACRÉE" et "BACH TRANSCRIPTIONS" de Jean-Christian MICHEL...
CROISEMENT DU JAZZ ET DE MUSIQUE CLASSIQUE • TRANSCRIPTIONS DE JEAN-SÉBASTIEN BACH EN JAZZ • BACH JAZZ • PLAY BACH • MODERN JAZZ QUARTET (MJQ) • JEAN-CHRISTIAN MICHEL ET KENNY CLARKE Comme la spontanéité du Jazz manque à la Musique Classique, et que vice-versa la rigueur formelle de la Musique Classique fait défaut au Jazz, de nombreux artistes ont imaginé de resserrer le lien entre ces deux genres musicaux. Les noirs restent les plus grands innovateurs en matière de jazz. Cependant un "Jazz Européen" plus technique et plus sophistiqué combine le Jazz noir américain avec musique classique ou Musique Sacrée en une synthèse parfois impressionnante. L'interprétation rythmée et expressive du classique donne à cette expression savante une dynamique qui renvoie à l'énergie vitale. De nombreuses expériences de jonction entre Jazz et classique ont ainsi été tentées. Certains ont interprété JS BACH ou d'autres grands classiques en Jazz, des compositeurs de Jazz ont intégré l'intellectualité du classique dans leur travail, créant de cette manière leur propre style musical, et apportant à la musique leur part originale de créativité : Gerry MULLIGAN saxophoniste blanc, pianiste et compositeur incarne au début des années 50, avec Chet BACKER, trompettiste blanc également, un style très original, avec l'apport d'un contrepoint de facture presque classique George SHEARING, Bill EVANS, Dave BRUBECK, Lee KONITZ, Paul DESMOND, Stefan HARRIS, Ron CARTER, Lewis NASH, Warne MARSH, Bob BROOKMEYER, Jimmy GIUFFRE... Le "MODERN JAZZ QUARTET" de John LEWIS, Milt JACKSON et Kenny CLARKE, puis Connie KAY dans "Blues on BACH", les "SWINGLE SINGERS" avec Daniel HUMAIR et Guy PEDERSEN (où l'écriture des originaux de JS BACH n'est même pas changée)... Jacques LOUSSIER avec son Trio "PLAY BACH", le "CLASSICAL JAZZ QUARTET" de Kenny BARRON, le "CLASSIC JAZZ QUARTET" avec Cheryl VICTOR, le "BAROQUE JAZZ TRIO" de Philippe COMBELLE, Claude BOLLING avec Jean-Pierre RAMPAL dans "Suite pour Flûte et Piano Jazz Trio", enfin le compositeur et clarinettiste Jean-Christian MICHEL avec "CROSS-OVER JAZZ & MUSIQUE SACRÉE", pour ne citer qu'eux, ont bénéficié d'une culture classique et font référence (et hommage) aussi bien au Jazz qu'à la musique classique, et bien souvent à Jean-Sébastien BACH. CDs de JAZZ et MUSIQUE CLASSIQUE à découvrir : "BLUES on BACH", "DJANGO" par le MODERN JAZZ QUARTET et "PLAY BACH", CONCERTOS ITALIENS par Jacques LOUSSIER. LE MODERN JAZZ QUARTET OU MJQ DE JOHN LEWIS
Le MODERN JAZZ QUARTET ou MJQ a été fondé en 1952-53 par quatre très grands musiciens de Jazz à l'initiative du pianiste et compositeur John LEWIS, à partir des membres du MILT JACKSON QUARTET : Le drummer Kenny CLARKE (que John LEWIS a rencontré lors de son service militaire); le bassiste Ray BROWN - puis Percy HEATH (dont le rôle va devenir autant contrapunctique que rythmique), et bien entendu l'extraordinaire vibraphoniste Milt JACKSON. Le MODERN JAZZ QUARTET initie le "cross-over Jazz classique", si l'on veut excepter l'arrangement du Concerto en Ré mineur de JS BACH par Django REINHARDT, comme première expérience dès 1937. Car dans le cas du MODERN JAZZ QUARTET, il s'agit cette fois-ci, non plus d'arrangement, mais de composition, d'une véritable synthèse de Jazz et de classique. John LEWIS a ainsi ouvert une voie originale que nul amateur de musique ne peut ignorer. JOHN LEWIS John Aaron LEWIS est né le 3 mai 1920. Merveilleux pianiste de culture classique, il porte une immense admiration à J-S BACH : vénération que le pianiste de Jazz consevera durant toute sa vie. Avant de monter son groupe, John LEWIS a déja fait déjà référence à l'Offrande Musicale de JS BACH. Par la suite, après avoir connu le succès que l'on connaît à la tête du MODERN JAZZ QUARTET, il viendra rendre encore un nouvel hommage au cantor de Leipzig en enregistrant en 1981 le "Clavier bien tempéré". Nul doute que le swing qui sous-tend l'écriture de Jean-Sébastien BACH y est pour quelque chose ! Puis John LEWIS écrit ses compositions personnelles, initiant ainsi son propre style. Car ne l'oublions pas John LEWIS est un musicien de Jazz ! John LEWIS est même un pianiste de blues comme il y en a peu : l'esprit du blues règne sur toute sa musique. Son toucher pianistique délicat et souple, ses articulations bien découplées, sa pulsation rytmique, relèvent sans doute aucun, du swing et de l'expressivité ! John LEWIS va ainsi faire la synthèse, dans les années 50, de ce qui aurait pu paraître impossible, Jazz et Musique Classique, mariant l'héritage classique contrapunctique avec les racines colorées et musclées du Jazz. Les œuvres de John LEWIS combinent la forme classique avec l'improvisation collective, élément traditionnel du Jazz originel, qui - il faut bien le dire - s'est quelque peu étiolé dans le Jazz moderne ! John LEWIS utilise la fugue, sa forme favorite, en intégrant les parties écrites dans les improvisations. On peut dire que John LEWIS a définitivement marqué le XXe siècle musical, comme l’un des grands créateurs du "troisième courant" qui a fusionné Jazz et musique classique européenne. John LEWIS, pianiste, compositeur et fondateur du MODERN JAZZ QUARTET est mort d'un cancer de la prostate le 29 mars 2001, à New York. Adieu à notre ami perdu. LE MODERN JAZZ QUARTET Très vite le MODERN JAZZ QUARTET conquiert un large public de mélomanes, touchant du même coup les "classiqueux" et autres aficionados de "grande musique" qui trouvent là une expression "respectable" du Jazz. D'ailleurs, les musiciens du MODERN JAZZ QUARTET n'apparaissent-ils pas sur scène en habit, rappelant ainsi la solennité d'un quatuor de chambre classique ? Le MODERN JAZZ QUARTET a-t-il inventé le JAZZ DE CHAMBRE ? Mais comme rien n'est parfait, les "Jazzeux" s'insurgent au contraire contre ce qu'ils considèrent comme un Jazz édulcoré ou trop "classique" : Il devient de bon ton dans les milieux jazzistiques de railler le conformisme et le classicisme du MODERN JAZZ QUARTET ! Pourtant la musique de John LEWIS possède les authentiques qualités du Jazz : feeling, swing, esprit du blues, et forme de l'improvisation collective. Car le souffle du blues est toujours présent dans ce qui est joué par le MJQ ! Le MODERN JAZZ QUARTET enregistre de très nombreux succès : BLUES ON BACH, VENDÔME, FONTESSA, BAG's GROOVE, CONCORDE, ON BASS HIT, LA RONDE, MILANO, VERSAILLES, VENICE, THREE WINDOWS, PYRAMID, PLASIC DREAMS, PORGY AND BESS, LE CONCERTO D'ARANJUEZ... Le "tube" DJANGO qui paraît en décembre 1954 vaut aux quatre solistes une immense notoriété, prélude à une longue carrière mondiale. Le MODERN JAZZ QUARTET s'adjoint d'autres instruments, comme la clarinette dans "A FUGUE FOR MUSIC INN" pour Jimmy GIUFFRE en 1956. Dans la musique du film EXPOSURE, John LEWIS compose une musique encore plus symphonique, avec les instruments d'orchestre, clarinette, basson, hautbois, cor français, violoncelle et harpe... Malgré le succès du groupe, Kenny CLARKE supporte mal l'autorité de John LEWIS. Il quitte le Modern Jazz Quartet en 1955 et sera remplacé par Connie KAY, de caractère plus souple. La filmographie du MODERN JAZZ QUARTET est loin d'être négligeable : PAS DE SOLEIL A VENISE ; SAIT ON JAMAIS ; LE COUP DE L'ESCALIER ; BADEN BADEN ; EXPOSURE ; ODDS AGAINST TOMORROW (1959)... Le MODERN JAZZ QUARTET poursuit sa légendaire destinée jusqu'en 1988, malgré une courte interruption de 1974 à 1981. Le MODERN JAZZ QUARTET a su fondre en une synthèse réussie l'esprit de la musique baroque et du Jazz dans un swing impeccable. Le MJQ est un parfait exemple d'homogénéité et de naturel, sans étalage de virtuosité aussi bien dans les improvisations que dans les passages écrits. LE TRIO "PLAY BACH" DE JACQUES LOUSSIER Jacques LOUSSIER a poursuivi l'idée d'un style croisant Musique Classique et Jazz, en improvisant à partir de thèmes "swingués" de Jean-Sébastien BACH. Excellent pianiste, Jacques LOUSSIER monte son premier Trio "PLAY BACH" au début des années 60. "PLAY BACH" signifie "JOUER BACH", avec le jeu de mot sur PLAY-BACK : "Jouer ou chanter sur une bande pré-enregistrée" et à l'origine du phénomène KARAOKE. Accompagné à la batterie par Christian GARROS et à la contrebasse par Pierre MICHELOT, dans ses premiers disques Jacques LOUSSIER arrange des pièces de Jean-Sébastien BACH, en un Jazz qui fait également quelques emprunts de style à la musique sud-américaine. Les disques et concerts du trio "PLAY-BACH" de Jacques LOUSSIER connurent un grand succès en France et surtout à l'étranger. KENNY CLARKE, INVENTEUR DE LA BATTERIE MODERNE Kenny CLARKE, de son vrai nom Kenneth SPEARMAN est né le 9 janvier 1914 à Pittsburgh aux Etats Unis . Kenny était surnommé "KLOOK-MOP" à cause de son jeu de caisses, et "KLOOK" par ses amis. Kenny CLARKE est avec Max ROACH, Art BLAKEY et Elvin Ray JONES, l'un des grands drummers qui ont inventé la percussion moderne en Jazz.
"Kenny CLARKE était le batteur de Jazz d’après lequel vous jugiez tous les autres batteurs" - Jimmy GOURLEY Dans la musique de Jazz, avant Kenny CLARKE, l'accompagnement rythmique se faisait par un balancement entre grosse caisse (Bass drums) et caisse claire (snare drums) - La grosse caisse marquait les temps forts (1-3) - et la caisse claire soulignait les temps faibles (2-4), par une accentuation du "roulement" de baguettes. Parmi les grands drummers de cette école, il faut retenir les noms de "Babby" DODDS et "Zutty" ZINGLETON, auteur de la fameuse "Drum face", un solo de batterie historique, parmi les plus beaux du jazz. Kenny CLARKE innove en changeant tout : Les cymbales vont désormais va marquer le tempo sur la "Ride Cymbal", en noires et croches pointées, la charleston souligne le contre-temps, pendant que des impacts percussifs et des "breaks" vont être effectués sur les caisses et les toms. Cette innovation révolutionnaire, copiée et exploitée par un nombre impressionnant de drummers, est la base de la batterie moderne. La pulsation prend ainsi une allure moins "rustique" et plus "intellectuelle". Kenny CLARKE est un musicien complet avec des bases solides : Il a travaillé le vibraphone, le piano et même le trombone, outre la batterie, au cours de ses études musicales supérieures. Le grand, le sublime Kenny CLARKE est considéré à juste titre, aussi bien chez les spécialistes, qu'auprès d'un large public de connaisseurs, comme l'un des musiciens de Jazz les plus sensibles et les plus inventifs : Le feeling aux balais de Kenny CLARKE est un véritable délice. (écouter en page MP3 : Choral les Oxydes de Lumière) Capable de s'adapter à tous les styles, Kenny CLARKE a joué avec tous les plus grands noms du Jazz ! Avec Louis ARMSTRONG, Ella FITZGERALD, Roy ELDRIDGE ou Sidney BECHET en Jazz classique ; avec Count BASIE, Benny CARTER, Coleman HAWKINS en midlle Jazz ; avec Dizzie GILLESPIE, Thelonious MONK, Charlie CHRISTIAN, Ray BROWN, Bud POWEL, Sonny ROLLINS, le Martial SOLAL QUARTET (Martial SOLAL, Sidney BECHET et Kenny CLARKE) en Jazz moderne et en Be-Bop... Mais Kenny CLARKE a accompagné encore beaucoup d'autres super stars... Rappelons que Kenny CLARKE a été avec John LEWIS, Milt JACKSON et Percy HEATH l'un des quatre créateurs-fondateurs du MJQ, le MODERN JAZZ QUARTET, groupe mythique, qui a connu une destinée planétaire. Après sa rupture avec John LEWIS, Kenny CLARKE s'installe définitivement en France en 1956, et c'est là qu'il va résider jusqu'à la fin de sa vie. Il s'établit dans la banlieue parisienne, et s'installe définitivement dans sa maison de MONTREUIL SOUS BOIS, se marie à une Française, a des enfants. Car Kenny CLARKE confesse volontiers son rêve d'enfance, un espoir né à l'âge de douze ans, de vouloir venir habiter Paris ! Kenny CLARKE participe à la réalisation de la musique du film "Ascenseur pour l'Echafaud" avec Jeanne MOREAU et Maurice RONNET : une musique de Jazz tout à fait avant-gardiste en matière de musique de film. Kenny CLARKE monte alors son propre groupe "THE THREE BOSSES" (LES TROIS BOSS) avec Bud POWELL et Oscar PETTIFORD. À partir de 1960, Kenny CLARKE rejoint le pianiste belge Francy BOLAND pour s'intégrer au BIG BAND DE FRANCIS BOLAND. C'est également à cette époque qu'il crée son conservatoire de batterie. Il continue en même temps à enregistrer et à jouer avec les grands solistes américains de passage à Paris. Il côtoie les plus illustres Jazzmen d'Europe, et devient vite une star de tout premier plan sur la scène du Jazz européen. KENNY
CLARKE REJOINT JEAN-CHRISTIAN MICHEL
JEAN-CHRISTIAN MICHEL TRANSCRIT JEAN-SÉBASTIEN BACH AVANT DE COMPOSER SA PROPRE MUSIQUE
Jean-Christian MICHEL associe la pulsation d'un Jazz sophistiqué à la grandeur de la musique sacrée. Ses premieres transcriptions sont des arrangements fidèles de JS BACH, qui empruntent le swing et l'expressivité de la musique de Jazz. C'est déjà une indéniable nouveauté. TRANSCRIPTIONS LUMINEUSES DE MUSIQUE SACRÉE EN JAZZ Dans ses transcriptions de Jean-Sébastien BACH, Jean-Christian MICHEL sait cependant faire éclater les limites musicales imposées par la partition : Dans le Choral BWV 727 : "Herzlich tut mich verlangen" par exemple, la ligne de pédalier d'orgue transposée 3 octaves au dessus est reprise au synthétiseur par une flûte avec effet portamento. Cette voix éclaire l'uvre comme un rayon de lumière et offre une vision nouvelle de la pièce. L'écriture de Jean-Sébastien BACH est respectée, et le Jazz à peine suggéré par une expressivité lumineuse, transparaît en filigrane dans une interprétation de clarinette merveilleusement libre de toute contrainte. Peu à peu, Jean-Christian MICHEL sent la nécessité de créer sa propre expression musicale. SON NOUVEAU, FORME NEUVE DE COMPOSITION Lorsque nous écoutons Jean-Christian MICHEL pour la première fois, nous découvrons d'abord, avec surprise, un son nouveau, d'une limpidité spatiale, conjuguant les timbres de clarinette, orgue et synthétiseurs. Puis nous trouvons une forme originale de composition, d'improvisation et d'orchestration : Jean-Christian MICHEL vient d'inventer un style musical unique le "CROSS-OVER JAZZ & MUSIQUE SACRÉE"qu'il interprète avec son légendaire"QUATUOR avec ORGUE". ÉMOTION ET RIGUEUR Ce
qui distingue la Musique Sacrée de Jean-Christian MICHEL des
autres formes de cross-over Jazz Classique, c'est que chez le clarinettiste
rigueur et intellectualité" n'excluent en aucune manière
émotion ou feeling, bien au contraire. COMPOSITIONS ORIGINALES Les premières compositions de Jean-Christian MICHEL sont empreintes de l'esprit du Cantor de Leipzig. Sa "Fugue étincelante" par exemple est une fugue authentique (avec sujet, contre sujets, exposition dans les tons voisins, divertissements et strette). Qui peut dire si Jean-Sébastien BACH n'aurait pas aimé cette pièce ? Jean-Christian MICHEL a travaillé l'écriture de J.S BACH bien sûr. Mais il a aussi étudié RAVEL, DEBUSSY, SATIE, VIERNE et ALAIN. Tout autant passionné de Jazz, Jean-Christian MICHEL a également joué cette musique au long de son adolescence. C'est pourquoi, bien que Jean-Sébastien BACH ait fortement influencé la manière de Jean-Christian MICHEL, ce-dernier saura explorer sa propre ligne créatrice, composant des uvres superbes comme le Concerto de Port-Maria, Vision d'Ezéchiel, Eve des Origines ou les Paraboles de l'Espace. INTERPRÉTATION CHALEUREUSE Souvent accompagné - aussi bien en disques qu'en concerts - de musiciens de premier plan, tels Guy PEDERSEN, Henri TEXIER, Willie LOCKWOOD, Daniel HUMAIR ou Kenny CLARKE (mais oui ! le génial percussionniste du MODERN JAZZ QUARTET), Jean-Christian MICHEL se distingue par une interprétation de clarinette sensible et chaleureuse, une expressivité peu commune, qui font naître des frissons inconnus... Le clarinettiste s'inscrit parmi les grands musiciens. Il prouve par sa démarche que, si de solides bases de technique, avec maîtrise de la fugue et du contrepoint semblent indispensables, le cur et l'inspiration ne sont pas moins essentiels pour inventer une musique qui fait rêver. (1)
Ecoutez JS BACH TRANSCRIPTIONS de Jean-Christian
MICHEL. (Fichiers RealAudio et MP3)
DISQUES ET CDs - 3 CDs incontournables de Jean-Christian MICHEL à
la clarinette : PORT MARIA, grand concerto pour clarinette, piano, orgue
et synthétiseur, MUSIQUE de LUMIERE et OUVERTURE SPATIALE, avec
Kenny CLARKE.
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