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JEAN-CHRISTIAN
MICHEL :
EN COMMUNION AVEC SON PUBLIC
(Article
d'1/2-page - Journal le MIDI-LIBRE)
Allier Musique
Classique et qui plus est, sacrée,
avec Jazz a été le coup
de génie de Jean-Christian MICHEL. Dès la sortie
de son premier album, le clarinettiste
a conquis son public, qui se déplace en masse pour assister
a ses concerts ayant presque toujours
pour cadre une église ou une
cathédrale.
"La nouveauté
et son côté insolite a d'abord intéressé
le public, estime le musicien, et puis c'est le pouvoir émotionnel
et peut-être l'originalité de ma musique qui l'a
conquis"
Pourtant, la première
carrière embrassée par Jean-Christian MICHEL n'avait
pas grand chose à voir avec la musique. Les instruments
qu'il utilisait alors avaient plus l'allure de bistouri, même
si la clarinette n'était
pas absente de sa vie.
LA CLARINETTE
: "Cet instrument est beau, de l'ébène avec
des clefs argentées... Il prolonge le souffle humain :
sa sonorité sensuelle et vivante atteint le plus profond
de l'être", explique le musicien.
A l'âge de
dix ans, celui qui deviendra chirurgien s'est mis à la
clarinette en suivant
au conservatoire une formation classique. Elle le conduira d'abord
vers le Jazz avec "toute
son expressivité,
qui prend les auditeurs aux tripes et son swing
si intéressant à exploiter"
Adepte bien sûr
de Musique Classique, il
assistait souvent à des concerts
d'orgue en église. "Pour moi, il manquait certainement
quelque chose", se souvient il.
C'est ainsi que
le clarinettiste
a trouvé son style, et abandonné la salle d'opération
après avoir obtenu son diplôme de chirurgien. Sans
trop de regrets. D'autant qu'il a "la chance" de vivre
de son art.
lI est vrai qu'à
l'écouter, sa vie professionnelle semble proche de la félicité.
La composition ? "C'est fabuleux, car au moment où
l'on compose sa Musique, que l'on parvient
à y mettre tout ce que l'on aime, on se prendrait presque
pour un génie". Le concert
? "C'est un moment de véritable communion avec le
public."
Depuis trois, ans,
le musicien a associé les nouvelles technologies à
son travail de composition
et d'orchestration.
Et il y prend beaucoup de plaisir. Désormais sa créativité
passe par l'ordinateur. "L'informatique
musicale offre des possibilités inouïes, comme
celle, entre autres d'inventer des sons", note Jean-Christian
MICHEL. Aujourd'hui, sa musique est une synthèse de musique
vivante et de musique programmée :
"Pendant très
longtemps nous avons joué accompagnés de musiciens,
dont de très grands comme Kenny
CLARKE, mais nous n'avons
jamais eu une telle qualité sonore, ni d'ailleurs des arrangements
aussi sophistiqués. Et, contrairement à ce que l'on
pourrait penser, cette nouvelle musique n'est pas froide, car
derrière la machine il y a toujours l'homme et son âme."
Et son âme,
l'homme ne la cultive pas uniquement au travers de la musique.
Il a déjà participé, depuis 1974, à
six expéditions en Himalaya,
dont une, la première, en tant que médecin de l'équipe.
Il a, par exemple, réussi l'ascension, avec l'alpiniste
Yannick SEIGNEUR (disparu
en décembre 2001) du Tawesche, à près de
sept mille mètres d'altitude.
Des expéditions
lors desquelles il a pu "découvrir un pays, une culture
et une philosophie différents,
presque à l'opposé des notres", mais aussi,
en montant vers les sommets, atteindre le dépassement de
soi".
"L'alpinisme
est un sport très physique évidemment, mais qui
fait surtout appel au mental", souligne Jean-Christian MICHEL.
"Pour arriver au sommet, c'est affreusement dur, on atteint
les limites de la souffrance physique : on en arrive à
oublier qu'on existe, ou bien on existe très très
fort, et n'est-ce pas là que l'on se sent heureux"
?
Et de conclure:
"Ce qui m'intéresse dans la vie, et ceci dans tous
les domaines, c'est d'aller le plus loin possible".
LE
MIDI LIBRE
Claire BODIN - Portrait
d'artiste
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JOURNAL
LE MIDI LIBRE
MIDI LIBRE FONTÈS
- COMPTE RENDU DE CONCERT
Le Midi libre, 26 Février 2007
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