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A l'origine le disque d'or a été une idée de promotion des firmes de disques américaines pour attirer l'attention des journaux sur le fait que l'album d'un de de leurs artistes s'était vendu à 1.000.000 d'exemplaires. Le premier disque d'or a été remis à Glenn MILLER dans les années 40 par la firme RCA, pour un tirage d'un peu plus d'un million de "78 tours". Peu à peu le disque d'or est devenu une institution bien établie dans les firmes phonographiques, contribuant largement à la promotion d'un artiste. Le fameux "disque d'or" remis à l'artiste n'est pas en or, (tout comme d'ailleurs les médailles d'or durement acquises par les champions des jeux olympiques) : le disque d'or n'est en réalité qu'une "matrice de pressage" de disque vinyle, recouverte d'or fin par electrolyse. COMBIEN D'EXEMPLAIRES POUR UN DISQUE D'OR ? - LES CERTIFICATIONS "DISQUE D'OR" La question est : combien d'exemplaires pour obtenir un disque d'or. Des polémiques se sont installées dans le "métier", pour savoir si les ventes devaient porter sur album, 45 tours, "LP", "EP" ou "single" et désormais CD... Sans jamais être complètement solutionnées. Car il est évident que ce n'est pas la même chose que de vendre un album de 12 titres ou un simple 45 tours ! Chaque pays a établi un système de contrôle des comptes des sociétés phonographiques, afin de bien vérifier l'authenticité du chiffre de ventes. Car les scores d'attribution du disque d'or varient selon les endroits, et ont largement changé selon les époques. Le seuil de certification "disque d'or" varie d'une manière logique en fonction de l'importance du marché national du disque. Intéresserons-nous au disque d'or en France, ou deux ou trois organismes, le CIDD, le SNEP et dans une moindre mesure l'UFPI (Union des producteurs phonographiques français indépendants)"se sont chargés des statistiques permettant d'attribuer la fameuse récompense. C'est à partir de 1968, à la demande de la revue américaine spécialisée Billboard, bible du show-business, que la France - un des quelques pays à ne pas avoir encore son classement de ventes de disques - met en place, le Centre d'information et documentation du disque (CIDD) pour organiser des statistiques sérieuses sur celles-ci. Le CIDD établit aussi un Hit Parade mensuel national publié dans la presse. Le classement du CIDD, très fiable parce qu'établi par les principaux grossistes (COGEDEP et autres centrales d'achat) et les grands disquaires, sera remplacé par celui du SNEP pour s'arréter en 1977. Le SNEP (syndicat national de l'édition phonographique) en effet, établit en 1973, un classement des ventes de disques en France, pour attribuer les certification disque d'or, de platine ou diamant, en catégories "singles", albums ou clips musicaux. Il faut savoir que le SNEP, syndicat national de l'édition phonographique, association interprofessionnelle de l'industrie française du disque, est affilié au MEDEF, ce qui permet par ailleurs de comprendre sa position sur des lois inquisitrices comme HADOPI. LE DISQUE D'OR DANS LES ANNÉES 70 - En France, dans les années 70, bien que le SNEP n'existât pas encore, des organismes comme le CIDD (Centre d'information et documentation du disque) établissaient donc à partir de chiffres de vente des grossistes, un HIT-PARADE NATIONAL DU DISQUE, édité dans les journaux (Le Parisien, France soir etc. ainsi que le Billboard pour linternational), et attribuaient alors un disque d'or pour 1 000 000 d'exemplaires vendus. Puis peu à peu les choses ont terriblement évolué... et n'ont cessé de se dégrader pour atteindre aujourd'hui des chiffres presque ridicules. LE DISQUE D'OR EN FRANCE DANS LES ANNÉES 2000 À mesure que les ventes de disques s'amenuisaient dans les années 2000, en France toujours, le Syndicat National de l'Édition Phonographique (SNEP) a fini par décerner un disque d'or pour seulement 100 000 copies écoulées. Un chiffre divisé par dix ! Après une nouvelle dévaluation à 75 000 exemplaires en 2006, le SNEP a de nouveau abaissé le seuil de certification du disque d’or à 50 000 exemplaires vendus en 2010 ! Cet abaissement du ratio s'est aligné ainsi sur l'effondrement du marché du disque et du CD. Aussi, mis à part Johnny HALLYDAY, Christophe MAÉ, ZAZIE, Francis CABREL, qui vendent toujours beaucoup d'albums et se voient gratifiés de disques de platine, des artistes du rang de Patrick FIORI, André RIEU, Michel POLNAREFF, Julien CLERC, Lynda LEMAY, Laurent VOULZY sont récompensés... de "disques d'or". Le disque d'or est la distinction la plus connue du grand public. Cependant il faut savoir que l'industrie du disque remet d'autres trophées : disque d'argent, disque de platine, disque de diamant etc. Un disque de platine est un album qui se vend à deux fois la certification d'un disque d'or. Il existe des certifications : double disque de platine, triple disque de platine etc. Le disque de diamant est la plus haute distinction remise à un artiste. Jusqu'en 2010, il fallait avoir vendu plus d'un million d'albums pour mériter cette gratification suprême qui équivalait à dix disques d'or. Mais les choses étant ce qu'elles sont, le seuil du disque de diamant vient d'être rabaissé à 500.000 copies. CERTIFICATIONS "DISQUE D'OR" ET AUTRES DE 2000 à 2010 Au début des années 2000, il suffisait de 50 000 copies pour recevoir un disque d'argent. Depuis 2010, le disque d’argent a été rayé de la liste. Quant au disque de platine, il était désormais obtenu pour 300 000 exemplaires ! Mais les chose ont encore changé depuis 2010 ! Libération titre : "Le disque d'or dévalué : Sale temps pour le CD. En raison de l'effondrement des ventes, le seuil d'obtention du disque d'or passe de 75.000 à 50.000 exemplaires". Suit alors un long article expliquant pourquoi les seuils d'obtention des disques d'or, d'argent, de platine et de diamant ont été abaissés pour la deuxième fois en trois ans en raison de la crise des ventes. Les majors du disque essaient de rendre le téléchargement illégal responsable, en restant obstinément aveugles sur les grossières erreurs qui leur incombent (lire : statistiques sur le marché de la musique enregistrée). Voici les taux de certification officiel "disque d’or", "disque de platine", "disque de diamant" tel qu'ils sont désormais certifiés en France en 2011 : DISQUE D'OR : 50 000 exemplaires vendus ; DISQUE DE PLATINE : 100 000 copies ; DISQUE DE DIAMANT : 500 000 albums. Ainsi un tirage de 50.000 exemplaires donnant lieu à un disque d'or en 2012 n'aurait pas donné lieu à la moindre petite distinction dans les années 70. Pascal NÈGRE, président directeur général d'Universal Music France, affirme qu'un interprète gratifié d'un disque d'or perçoit des royalties annuelles de l'ordre de 50 000 euros... Ce qui peut sembler relativement modeste à ceux qui imaginent les détenteurs d'un disque d'or circulant en jet privé ! Et c'est pourtant parfaitement crédible, vu le taux ridicule de royalties attribué aux artistes débutants, de l'ordre de 4 à 5% du net, après tout un tas de déductions pour le moins léonines ! Artistes ayant reçu un disque d'or (50 000 copies) en 2011 - On parle de Hubert-Félix Thiéfaine, Tom Dice, Mylène Farmer, Adele, Bruno Mars qui seraient disques d'or certifiés - Michael Jackson est gratifié quant à lui d'un disque de platine... Les taux de certification "disque d’or", "disque de platine", "disque de diamant" 2012 semblent devoir être sensiblement les mêmes que ceux établis pour 2011. Lire aussi l'article sur Disque de certification dans WIKIPEDIA RÉPARTITION DES REVENU DU DISQUE - ROYALTIES ARTISTES
Voilà comment sont répartis les revenus du disque : ROYALTIES ARTISTE SUR PRIX DE GROS HORS TAXE - SDRM, TVA Les royalties accordées aux jeunes artistes sont de l'ordre de 5 % du prix BIEM du disque (prix de gros hors taxes moins envion 9 % dévolus à la SDRM pour rétribuer auteurs et compositeurs). Il faut encore soustraire de ces 5%, 15 % de frais forfaitaires pour casse, gratuits etc., les frais de pochettes et un certain % de ristournes aux distributeurs. La royaltie des disques vendus à l'étranger est encore diminuée de moitié. Les majors, et autres multinationales phonographiques, tout en se plaignant de la crise du disque - due davantage à leur incapacité d'innovation et à un manque total de créativité, qu'aux téléchargements illégaux - exploitent donc les artistes avec un brio déconcertant : Les
royalties déduites, la société
de disques empoche au moins 86 % brut. Elle devra déduire ses
coûts de distribution (30 à 33 %), d'enregistrement et
de fabrication, (4 à 5%), de promotion et marketing (0 à
10%), et ses frais genéraux de fonctionnement (entre 15 % et
23 %). La clause de publicité et promotion d'un contrat d'artiste
: "La firme fera le maximum pour l'artiste", ne veut rien
dire,en effet, puisque non chiffrée. Reste
donc au final et bon an mal an, un bénéfice potentiel
pour la firme tout à fait confortable de l'ordre de 30 à
50% !
Cette simple étude montre que les majors du disque en s'octroyant entre 30 et 50 % du revenu, les gros distributeurs, tels Fnac, Carrefour, sites multinationaux de vente en ligne etc.(entre 25 à 33%), et l'État, toujours avide de gains mais jamais associé aux pertes (19,6 % de TVA), s'accaparent la grosse part du gateau. * Pour répondre à l'argument des firmes qui prétendent devoir amortir les investissements qui ne "marchent pas", il ne faut pas omettre de mentionner que la majorité des sociétés phonographiques ne paie de redevance aux artistes qu'après récupération des sommes investies dans la production de l'oeuvre. (IM)MORALITÉ : Le commerce est plus rentable que l'art et organiser rapporte plus que créer ! COMBIEN DE "DISQUES D'OR" ET AUTRES POUR JEAN-CHRISTIAN MICHEL ? Il faut tout de suite souligner qu'un disque d'or n'est pas gratification équivalente pour un album ou un 45 tours. En effet un album correspond environ à 6 single 45 t, soit 3 EP 45 t. Jean-Christian MICHEL a réalisé un tirage de plus de 5 millions d'albums, couronné par 3 disques de diamant (Requiem, Aranjuez et Musique Sacrée = 1 000 000 d'exemplaires chacun), trois disques de platine (Crucifixus, JQM et Ouverture Spatiale = 500 000 copies chacun) et une dizaine de disques d'or (100 000 elbums chacun). Aranjuez s'est vendu à plus de 1 500 000 exemplaires, ce qui représente un record peu souvent égalé. Avec la dévaluation de la classsification actuelle, combien de disques de diamant, de platine et d'or cette star de la musique aurait-elle aujourd'hui à son actif ... ! * Le site de Jean-Christian MICHEL, au [ TOP 50 MUSIQUE ] de GOOGLE est entré dans le [ TOP 10 ]
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