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EINSTEIN, sa vision de l'Univers "Il n'existe que deux choses infinies, l'Univers et la bêtise humaine... mais pour l'Univers, je n'ai pas de certitude absolue". Albert EINSTEIN INTRODUCTION À LA COMPRÉHENSION DE L'UNIVERS : COSMOLOGIE ET COSMOGONIE La cosmologie se distingue de la cosmogonie, par le fait qu'elle repose sur des données scientifiques vérifiées, alors que la cosmogonie propose des hypothèses métaphysiques ou théologiques. Mais comme toute théorie scientifique se construit sur des observations étayant une hypothèse, la réflexion cosmogonique offre un starter à la cosmologie. La cosmologie est la science globale de l'Univers, de sa structure, de ses lois... La cosmologie étudie naissance et expansion de l'Univers : Big-Bang, particules, étoiles, galaxies, alchimie stellaire, planètes, etc. pour tenter d'en comprendre les mécanismes. Comme on ne peut observer que le présent et le passé de l'Univers, la cosmologie étudie principalement son histoire. La science du cosmos relate des observations en remontant le temps aussi loin qu'il est possible, et essaie de les expliquer. Et comme à l'échelle cosmique, la lumière met du temps à "cheminer" jusqu'à nous, l'image qui nous parvient illustre un phénomène datant peut-être de milliards d'années... La cosmologie élabore par ailleurs des hypothèses sur le devenir de l'Univers, mais toujours à partir de faits observés (par exemple, l'accélération de la vitesse d'expansion laisse présumer l'amplification de la dispersion des galaxies). La cosmologie fait appel à l'astronomie, à l'astrophysique, à la physique théorique, à la physique quantique, aux mathématiques. C'est dire si la cosmologie, en envisageant l'Univers dans son ensemble, touche ainsi à presque toutes les disciplines ! Parce qu'elle aborde désormais l'Univers en tant que système physique, l'astrophysique révolutionne la cosmologie, en lui permettant du même coup de s'affranchir de métaphysique et religion La cosmogonie vise à établir une hypothèse, voire une théorie intuitive sur l'origine et le futur de l'Univers en partant de TOUT l'imaginaire humain : interrogations philosophiques ou croyances religieuses, mais aussi bases scientifiques. La cosmogonie intégre ainsi les mythologies et les convictions mystiques relatives à la naissance de l'Univers, de la terre et de l'humanité, s'appuie sur la réflexion métaphysique et les données acquises de l'astrophysique. Cosmogonie et cosmologie ne sont pas totalement dissociées en ce sens qu'elles sont toutes deux en quête de Connaissance, et peuvent s'interpénétrer. La cosmogonie tente la synthèse imaginative et novatrice de l'utopique humain et des acquis de la science. Depuis la fin du siècle dernier, l'humanité dispose pour la première fois d'une théorie crédible pour l'odyssée la plus fabuleuse de tous les âges : celle de l'origine et de la constitution de l'Univers. Une "lumière fossile" venue de la nuit des temps raconte l'explosion "initiale" du Cosmos, source de sa phase d'expansion : c'est le fameux "Big Bang" des astrophysiciens anglo-saxons. Des hypothèses éclosent et tentent d'être étayées jour après jour pour comprendre la dynamique de cette période encore récente s'étendant pourtant sur quelques... quatorze milliards d'années. La théorie cosmologique actuelle soutient la thèse d'un Big Bang à l'origine de l'Univers, avec un cosmos voué par la suite à une perpétuelle expansion. Mais cette théorie officielle, (jusqu'ici vérifiée) n'explique en rien la formation du Big Bang lui-même. Les théories d'un Univers cyclique, alternatives au modèle d'Univers en expansion, ne fournissent pas encore d'explication à sa génèse, mais ont le mérite de ne pas dater l'Espace-Temps, et l'avantage de soulever un infini d'autres hypothèses sur son origine. Les
cycles de l'Univers font alterner infiniment petit et infiniment grand,
Hypothèse cyclique de l'Univers. Implosion ou explosion ? Difficile en effet de penser que le fantastique phénomène cosmologique appelé Big Bang soit né de... rien : Pourquoi ne pas imaginer que l'explosion initiale ait pu être consécutive à l'implosion d'un "Univers antérieur" ? Un Univers inverse du notre, soumis quant à lui à une interminable contraction, sur une période de centaines de milliards d’années ? Et si, rejoignant certaines philosophies asiatiques, l'Univers était l'objet d'un gigantesque cycle"respiratoire", avec une phase d'expansion succédant à une phase de contraction , ou sait-on jamais, les deux à la fois, et ainsi sans fin, en un éternel recommencement. Mais avec quelle véritable Origine ? Comment les choses ont-elles pu se passer ? ... Et quel est le très lointain avenir de notre Univers ?
Le Big Crunch : Une contraction de l'infiniment grand vers l'infiniment petit Le "Big Crunch" désigne un hypothétique cycle de contraction de l'Univers, aboutissant à son effondrement en un foyer central Alpha : l'intensité phénoménale de la force gravitationnelle s'est montrée capable de réduire la globalité du cosmos en un espace infinitésimal, imaginons de la dimension d'un atome. le Big Crunch est en quelque sorte un Big Bang à l'envers : Le cœur central a attiré les éléments, a absorbé juqu'aux vibrations elles-mêmes, puis fusionné et annihilé le tout en un mystérieux magma d'une obscurité absolue, induisant partout ailleurs le vide intégral. L'Univers s'est ainsi condensé en un infime "trou noir", s'est densifié en une masse d'un poids incalculable... Une énergie illimitée a embrasé la matière, la portant alors à sa température la plus extrême : infini ardent de milliards de trilliards de degrés. Le Big bang et l'Écriture de la Spiritualité. À l'instant zéro réputé "initial" du cycle, Big Crunch et Big Bang se confondent : en une fraction de nanoseconde, le Big Crunch bascule en Big Bang. L'implosion déflagre en explosion. Quarks, leptons, bosons et autres sous-particules "insécables" se subliment en ces impondérables spirituels, qui portent en eux la mémoire de la Création et l'Écriture de tout son Futur. Notre Univers, sphère en expansion de l'infiniment petit vers l'infiniment grand L’explosion développe rapidement une gerbe de feu au cœur du Grand Vide, initiant ou perpétuant un extraordinaire dessein intelligent.... Les corpuscules s'agglutinent, s'associent sélectivement en éclaboussures de lumière, s'inventant ainsi une première ébauche "sous-particulaire" de l'amour. L’Univers étend son espace dans toutes les directions, sphère flamboyante, élaborant sa propre stratégie spatio-temporelle. Des programmes complexes de "réchauffements stellaires" régénèrent et dopent son énergie, conduisant son expansion à une "vitesse en accélération permanente”, ce qui explique aussi l'accroissement futur de la distance entre les galaxies. Le temps est courbe. C'est facile à concevoir, puisqu'il part du point alpha pour revenir comme nous le verrons à la même origine, en ayant atteint une apogée au pôle Oméga. Espace et Temps évoluent ensemble, interfèrent et s'imbriquent, comme semblant indissociablement liés ! Au pôle Oméga, infiniment grand du cycle, l’Univers se fige un instant au zéro absolu. La détente universelle se poursuit inéluctablement, probablement sur des centaines de milliards d'années : "Patience dans l'Azur" écrit Hubert REEVES évoquant cette inexorable dilatation... Car Oui, l'Univers se dilue à l'infini dans le "Grand Vide", de plus en plus largement. Et, s'éloignant du centre gravitationnel, toujours de plus en plus vite ! La matière se disperse démesurément, suscitant la perte de masse de ses particules, la décompression générant des températures effroyablement basses... Maintenant la décompression est totale au pôle Oméga. À cette limite, l'Univers vient soudain de stopper son expansion : il a atteint sa taille maximale, XXXXX fois sa dimension actuelle. Le refroidissement atteint son paroxysme, l'ether se coagule en un aboutissement de glaciation ultime : Le zéro absolu s'affiche l'espace d'un instant à - 273,15 ° C. Qui dit zéro absolu dit stagnation totale, particule immobile, arrêt de "vie" atomique. C'est la Mort, Hiver de l'Énergie... Tout infini peut se concevoir dans l'éternité et toutes les questions s'autorisent alors d'elles-mêmes : L'Univers a-t-il une origine ou est-il comme le pense SPINOZA sans début ni fin ? L'Univers est-il un macrocosme limité dans un espace illimité, ou au contraire un cosmos illimité à la dimension de son propre infini ? L'Univers est-il unique, ou n'est-il que partie d'un système encore plus démesuré ? Le cycle de l'Univers est-il permanent, les deux phases d'expansion et de contraction coexistant à l'image de ces courants océaniques cycliques, ou bien se scindent-elles en deux périodes radicalement distinctes ? Et si... les tout premiers instants de l'Univers avaient commençé à l'envers par la phase de glaciation (Néant en devenir, concrétisant une "fumée" de particules glaciales à dilution "homéopathique", vouées à se condenser en Big Crunch ) ? L’Univers se contracte vers le point Alpha sous l'effet gravitationnel. Théorie du Big-Crunch. Quelle que soit l'hypothèse retenue, au colossal point de basculement Oméga, l'Univers apparaît bien comme dilué et figé l'espace d'un instant. La gravitation universelle reprend ses droits : les hallucinants brouillards congelés se remettent doucement en mouvement centripète, livrés à une puissante et graduelle contraction. L'Univers s'effondre très lentement sur lui-même... C'est le Big Crunch ! Les particules se rapprochent, se ressèrrent, se réchauffent doucement, au cours des milliers et des milliers de milliards d'années que le temps va projeter devant lui... C'est pour la "Vie" une évidente autre chance d'éclore. Patience encore dans ce flux au sein de nouvelles étoiles, de nouvelles galaxies en formation... L'Univers navigue désormais vers son pôle d'implosion... L'univers se concentre dans un Vide de plus en plus total, accroît sa densité, s'échauffe interminablement, devient bientôt inintelligible, angoissant, menaçant... Car la directive fatale du Terme de ce long cycle se profile, impérieuse : irrésistiblement attiré vers le focus gravitationnel, l'Univers se rétracte maintenant violemment. Les galaxies s'entre-choquent, s'interpénétrent, fusionnent, se volatilisent... À une vitesse sidérale, la spirale se resserre. Molécules, atomes, particules et vibrations vrillent l'espace, et s'engloutissent en un, gigantesque d'abord, puis minuscule trou noir. Été cosmique meurtier par son trop-plein d'énergie. Dans le transfini d'un Cosmos en mutation, le Grand Tout parachève le programme de son futur : L'Univers implose, rebondit et rejaillit en un fracassant Big-Bang ! L'Écho de l'Espoir se répercute bien au delà de cette apocalypse créative : Un Univers flambant neuf vient d'embraser les ténèbres de cendres d'or, pour s'élancer de nouveau à l'assaut de l'éternité. Le cycle de l'Univers résumé :
Philosophie, Religion et Science. La Mort dans le cycle de l'Univers La Bible relate un Univers né des ténèbres, organisé selon un programme préexistant, "le Verbe". Les mythes hindous de l'univers cyclique, l'œuf cosmique chinois, les mythologies issues de l'Égypte ancienne ont émis les premières l'hypothèses d'un univers cyclique. À chacun des pôles du cycle de l'Univers, la "Mort" s'impose dans sa mission destructrice et de renouveau... Une fatalité léthale, "de glace" ou "de feu" abolit le passé pour permettre le futur. Temps et Espace bouclent leurs cycles en un éternel recommencement : "Où meurt l'avenir naît la destinée..." La "Mort"est le facteur de changement de la Vie. Elle élimine l’ancien pour faire place au neuf. Dans tout ce qui existe la "Mort" apparaît chaque fois comme une nécessité de régénération créative. Beaucoup de philosophies et nombre de grandes religions, font apparaître la Mort comme fondementale à la Vie. Le cycle de l’Univers est le modèle de la règle. La mort régénératrice dans la parabole du grain de blé : "Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul. S'il meurt, il porte beaucoup de fruit." Evangile selon Saint Jean. Devant l'importance du sujet que constitue l'Univers, il ne semble pas inutile au développement du savoir que des esprits imaginatifs proposent des hypothèses cosmogoniques inventives. L'imagination, l'intuition, jouent un rôle fondamental dans la science, d'ailleurs tout comme dans la création artistique et musicale. Les hypothèses hétérodoxes ont le mérite de secouer les théories conformistes, et ne peuvent que stimuler l'indispensable novation. Le mathématicien, physicien et philosophe Henri POINCARÉ, dans son ouvrage "La science et l'hypothèse" a montré l'importance de l'hypothèse dans la progression de la connaissance. Le physiologiste Claude BERNARD, plaçait lui aussi l'hypothèse ("l'idée préconçue") à la racine de toute découverte (octroyant par ailleurs à l'observation et aux expériences le rôle non moins fondamental de vérifcation). L'hypothèse cosmogonique et la science. Pour passer de la cosmogonie à la cosmologie, c'est à dire de l'intuition à la théorie scientifique rigoureuse, la vérification de l'hypothèse de l'Univers cyclique n'est sans doute pas pour demain : en effet l'explosion initiale a détruit tout ce qui l'a précédé ! Mais les particules portent peut-être en elles une mémoire... et un programme ! Aussi les futures générations de physiciens nucléaires ont du pain sur la planche ! Pour résoudre les mystères de l'Univers, la science doit parvenir à intégrer et unifier la gravitation qui régit les lois de la physique à l'échelle cosmique, aux systèmes de l'infiniment petit et de la mécanique quantique. En ce sens un progrès semble se dessiner aujourd'hui (sept 2011) avec la stupéfiante découverte faite par le CERN de Genève, qui remet en cause un des grands postulats de la théorie D'EINSTEIN : les neutrinos sembleraient dépasser la vitesse de la lumière ! Nouveautés Univers cyclique - Dernières théories cosmologiques. Dès les années 30, Albert EINSTEIN et Richard TOLMAN, ont envisagé la possibilité d'un Univers cyclique. Quelques sommités scientifiques viennent de donner un nouvel élan à la théorie cosmologique cyclique de l'univers : Roger PENROSE, physicien à l’Université d’Oxford affirme avoir découvert des preuves de l’existence de l’Univers avant le Big Bang (en étudiant les données du satellite WMAP). Pour Stephen HAWKING à l'université de Cambridge, l'Univers n'aurait pas un unique commencement, mais une multitude de commencements et d'histoires. Paul STEINHARDT de la Princeton University et Neil TUROK de la Cambridge University eux aussi pensent que l'Univers serait soumis à une succession de "Big-Bangs" et de "Big-Crunches", concluant des phases d'expansion et de contraction, et sans limitation dans le temps. Selon eux, la collision de deux "branes" (membranes) provoquerait le Big-Bang ou un Big-Crunch. Se référant à la la théorie "M" ou "théorie des membranes", ils estiment quant à eux que l'Univers n'aurait pas besoin de passer par un infini de densité et de température, entre un Big-Crunch ou un Big-Bang. Autant dire tout de suite que la théorie "M" qui a le mérite d'unifier celle des "supercordes" ne fait pas l'unanimité : elle présente l'inconvénient majeur de ne pas possèder la "symétrie conforme" chère à la théorie des cordes. Donc intéressant, mais pas prouvé !
En Oct 2011, trois astrophysiciens, Saul PERLMUTTER, Adam REISS et Brian SCHMIDT, viennent d'obtenir le prix Nobel de physique théorique pour leurs travaux sur l’expansion de l’Univers. Ils ont vérifié le phénomène d’accélération de l’expansion (énergie noire, en attendant mieux ?) par l'étude des supernovae, ces amas nés de l’explosion d’une étoile. “Si l’expansion continue de s’accélérer, l’Univers terminera dans la glace”, anticipe le communiqué de l’académie. Pour conclure, j'aime cette pensée de Jean XXIII : "L'Essentiel ne peut être que très simple". Mon hypothèse cosmogonique d'un Univers cyclique s'appuie sur les lois élémentaires de la physique. C'est ainsi que les extrêmes limites antagonistes atteintes aux deux pôles du cycle de l'Univers, en liaison avec la force de gravité (+ et - infini), en dimension, densité, température, semblent expliquer les phénomènes d'inversion de mouvement de l'Espace-temps : - La mort atomique du zéro absolu, conjuguée à la force de gravitation, détermine la contraction. - La densité intégrale provoquée par l'implosion et l'infini de chaleur dégagée explique le Big Bang. Si l'hypothèse cosmogonique "respiratoire" Expansion-Contraction... etc. rejoint ou conforte de grands mythes philosophiques et religieux, et qu'elle puisse aboutir un jour à une théorie cosmologique cyclique de l'Univers, elle ne saura jamais que suggérer une réponse au "Comment". Car l'intelligence humaine se trouve encore totalement démunie face à la question essentielle du "Quoi". Jean-Christian MICHEL _____________________________________________________________________________________________ * .Jean-Christian MICHEL, compositeur de musique et concertiste, docteur en médecine, actuel parrain du Neurodon dans le cadre de la FRC (Fédération de recherche sur le cerveau) à reçu à la Sorbonne en 1986, le prix des Sciences et de la culture, décerné par un jury composé de 6 prix Nobel (Wikipedia).
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